Un peu de poésie, beaucoup d'histoires.Une façon de voir le monde.Un blog tout simple.Un peu de moi.Merci de passer... Zefhyr
Je m'arrête un moment sur l'Asie fatigué
je regarde en bas sans voir les gens pleurer
trop triste habitué je retourne mon regard au ciel
au soleil immuable qui jamais ne pleure sa misère
pour m'appeler de sa profonde tristesse
l'homme en peine n'a que son coeur sans liesse
il pleure en prière des mots qui déchirent le ciel
je les entends ils me tiennent en un triste remiel
je suis l'éternel l'immuable
je suis le zéro infini
je reprends mon envol parcours la surface du monde
je suis là et ici en chacun et personne je reste seul
un instant sur l'océan vaste plaine silencieuse
je contemple l'horizon statique dans mes yeux
ciel et mer mariés de couleur dans le lointain
ici l'homme pense à moi et se réchauffe à ma pensée
ici même je ne trouve pas la paix quand l'homme se meurt
où les prières se font amères l'océan ne connait pas la peur
je suis vous et moi
je suis seul avec toi
et si je n'ai de repos ni sur terre ni sur mer
si l'homme me supplie de jour comme de nuit
que je ne puisse me fermer à ses lamentations
que je l'aime pourtant et lui porte attention
j'ai peut être offert un peu trop grand
des choses et des miracles que je savais pourtant
limités et esbrouffe pour être honnête inutiles
que je voulais qu'il m'aime et de ce lien fragile
je suis jeune et vieux
je rêve encore et réalise
que notre lien indestructible me dévore trop fort
et que je ne puis m'en défaire sans connaitre la mort
victime de mes prodiges tombé à mon sinistre jeu
j'ai cru pouvoir les porter tous peut être un peu
et dans mes bras et dans mon coeur
qui saigne de ce trop plein d'horreurs
qu'ai- je fait moi qui tout puissant régnais d'en haut
quelle folie de descendre à votre niveau
je suis vivant et mort
je suis réel et disparu
moi l'immortel celui qui accompagnait votre coeur
je ne pouvais mourir mais j'ai effacé l'erreur
je me suis tué pour vous sans mourir de mort vraie
un vague souvenir dans vos esprits et flou à jamais
je n'ai plus de force plus de place en ce monde
nourrisson vieillissant spectateur qui gronde
j'ai cru longtemps que je vous avais abandonné
mais à voir dans vos coeurs c'est vous qui m'avez tué...
j'étais Dieu j'étais Idéal
je vous serai désormais fatal